Fêtes du Tricentenaire
de l'arrivée de Nicolas Choquet

En 1965, le curé Elisée Choquet, profitant du fait qu'il était en poste à Varennes, patrie de son ancêtre Nicolas, s'affaira durant plusieurs mois à l'organisation des fêtes du Tricentenaire de l'arrivée de Nicolas Choquet dit Champagne en Nouvelle-France. Il écrivit alors à des centaines de Choquet et Choquette à travers toute l'Amérique du Nord, pour les inviter aux célébrations, et recueillir en même temps leurs données généalogiques. Le curé Choquet dessina lui-même les plans du monument qui fut dévoilé en grandes pompes lors des cérémonies.

Aux Archives nationales du Québec à Montréal, on retrouve tous les documents, lettres, articles de journaux, photos entourant ces préparatifs dans le Fonds Elisée Choquet. Une mine d'or pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de la famille Choquet-te. Ce qui suit est donc tiré des archives de ce fond. En cliquant sur les photos, vous en obtiendrez un agrandissement.


T R I C E N T E N A I R E DES
FAMILLES CHOQUETTE
FÊTES ÉCLATANTES À VARENNES

(Compte-rendu rédigé probablement par
l'abbé Elisée Choquet en septembre 1965)

A l'appel du curé Elisée Choquet, les Choquet et Choquette vinrent de partout "se souvenir, se connaître, se réjouir". Il y a en effet 300 ans que Nicolas Choquet, soldat de Carignan, débarqua à Québec, le 11er décembre 1665. Après avoir défendu la Nouvelle-France, il fit souche à Varennes. Ils vinrent de partout. Un abbé, Guy Choquet était venu d'Amiens, France, apporter le salut et les souhaits des cousins d'outre-mer. Des Choquette de Californie, de Floride et de la Nouvelle-Angleterre, ayant à leur tête le major-général Wallace A. Choquette. D'Haïti, un évêque, Mgr Maurice Choquet. D'Ottawa, le sénateur Lionel Choquette. De Québec, un juge, l'Honorable Marguerite Choquette.

D'autres tinrent à s'unir par télégramme. L'Honorable Fernand Choquette, juge de la Cour du Banc de la Reine, retenu au lit par suite d'opérations. L'ex-supérieure générale du Précieux-Sang, empêchée par le cloître. Plusieurs professionnels, participant à des congrès. Deux consuls généraux du Canada, l'un à Boston, M. Guy, et à Bordeaux, France, le poète et romancier, Robert Choquette, durent s'excuser pour raisons majeures. On trouvera ailleurs les poésies que ce dernier daigna envoyer pour la circonstance.

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Concélébration unique

Messe du TricentenaireIls étaient sept à l'autel, dont cinq Choquet. Son Excellence et deux autres Pères Ste-Croix Jacques, supérieur à Rome, et Robert, de Ste-Geneviève, le R.P. Claude, Trinitaire, et le curé. Deux autres descendent de Nicolas du côté maternel: le chanoine A. Beauregard et le curé Irénée Jetté.

Mgr Maurice Choquet s'attacha à montrer qu'à l'exemple de S. Joseph le Travailleur (c'était la Fête du Travail) Nicolas Choquet fut un homme de devoir et de travail. Son but fut le même que les colons de la période héroïque: étendre le royaume de Dieu en terre d'Amérique.

(Voir autres photos de la messe)

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Le Banquet

Banquet du 300eAprès la visite au sanctuaire de Mère d'Youville et la vénération des reliques de l'illustre fille de Varennes, plusieurs signèrent aux livres d'or à la salle paroissiale au pied du tableau de la fondation de Varennes.

Le gymnase de l'école était orné de fleurs et de chiffres "300" bleu et or. Orchestre dirigé par Robert Choquette. Banquet succulent servi par René Borduas, famille maintes fois alliée aux Choquette. Armand Villeneuve chansonne les organisateurs: l'assemblée répond a coeur-joie. Elle ovationnera ensuite M. Germain Gaudreau et son épouse, ainsi que Pierrette Lachance. De même que les diverses délégations des Etats-Unis et du Canada, signalées à tour de rôle.

M. Le Sénateur Lionel Choquette recommande la généalogie pour resserrer les liens de la famille, connaître notre parenté. Il se plaît à souligner l'apport des Choquette à la vie nationale, religieuse et artistique. C'est une inspiration pour tous qui les rend fiers de leur famille.

(Voir autre texte et photos du banquet)

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Le Monument

Monument à Nicolas ChoquetProcession au quartier neuf, outre la voie ferrée, à la rue Nicolas-Choquet. Un cairn en pierres des champs. Cinq pieds carrés avec toit pointu à 11 pieds. A la fois fort, maison antique, chapelle. La porte est une stèle de Carrare, nous disant que l'ancêtre fut soldat, patriarche et donna de nombreux fils au sacerdoce et à la vie religieuse. Trois fenêtres arborent une fleur de lys, une feuille d'érable et une croix écusson.

Deux drapeaux flottent. Au début, salut au drapeau fleurdelisé; à la fin, l'0 Canada saluera le canadien. M. le maire, Guy de Grosbois fait un délicat parallèle entre la croissance de Varennes et de notre famille. Une "allégorie" de Robert Choquette est lue par un poète-romancier nouvelle vague, M. Gilbert Choquette, rendant un hommage discret à l'ancien: deux chefs de file.

Dévoilement du monument par l'Honorable Marguerite Choquette. Une minute de silence et de prière pour une morte du jour et les ascendants partis. Une gerbe de fleurs déposée par le sénateur et le curé. Le discours de M. Auguste Choquette, député de Lotbinière, en hommage au lendemain, au présent et au passé.

(Voir autre texte et photos du monument)

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La parade

Encadrement idéal. Température parfaite. Panorama: Montréal et les îles. Tournée en autobus revoyant sites et monuments modernes et anciens. Et puis, la couleur des divers groupements. Les Chevaliers de Colomb et l'épée à la messe au milieu des croix couronnées de Malte. Le corps des pompiers costumés comme service d'ordre. Les Filles d'Isabelle. Les Majorettes et les Jérichos au pas et l'alternance de leurs instruments de fanfare. Déclics des kodaks. Maisons pavoisées. Tout et tous en liesse. Voeu unanime: A l'an prochain.

Note manuscrite: 300 Choquet à la messe, 400 au banquet, 500 au monument.

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